Clément Montolio, sans titre, 2024

Les expos à voir à Lyon en mars

Notre sélection des expositions dans les galeries lyonnaises au mois de mars


Jean-Pierre Léaud, dans La Chinoise, Jean-Luc Godard, 1967, France

Avec Jean-Luc Godard, le typographe à la caméra,le musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique nous plonge dans l’univers graphique du cinéaste révélant ses choix audacieux typographiques, son travail de mise en page à l’écran au travers d’éclatantes apparitions (cartons et génériques, cadrages d’enseignes et de journaux, toutes formes de l’écrit…), mais aussi les dialogues établis avec d’autres personnalités comme Marguerite Duras dans le cinéma, Roman Cieslewicz dans le design graphique ou Jean-Christophe Averty à la télévision. Les maquettes originales de ses Histoire(s) du cinéma et autres œuvres présentées démontrent comme il transforme l’écran en livre et le film en écriture. Le titre de son dernier film était Le Livre d’image (jusqu’au 4 mai).

Clément Montolio sans titre, 2024, acrylique sur bois, 19 x 29.5 cm

Peintre lyonnais, Clément Montolio est à la petite galerie Françoise-Besson avec Et le songe entre nous est comme un horizon, des toiles où paysages, ciels, étendues d’eau, arbres, fleurs, cabanes sont les thèmes avec lesquels il questionne le motif, estimant que le véritable sujet/sens du travail se révèle au cours de la réalisation de l’œuvre par des recouvrements successifs de couches, des frottages ou une anomalie picturale, laissant la recherche du sens à la charge du regardeur (jusqu’au 23 mars).

La vie des mariniers sur la Saône à Lyon, 1979 © Jacques Revon

La galerie Le Bleu du Ciel accueille quatre photographes qui croisent leurs regards autour de l’eau et du bâti. Pierre Suchet qui traque avec sa chambre noire les rivières Furan et Besbre depuis leur source et dans leur parcours urbain souterrain, Jacques Revon dont les photos inédites évoquent la vie des mariniers de la Saône à Lyon à la fin des années 70, Bastien Doudaine avec un travail documentaire autour des eaux polluées par l’industrie, au sud de Lyon, rejetées dans le Rhône et Pierre Vallet qui dévoile des monuments et bâtiments d’architecture comme par exemple la magnifique chapelle Saint-Jean-Baptiste en noir et blanc et aux lignes géométriques de l’architecte suisse Mario Botta (Affluents, jusqu’au 8 mars).

Effroyables jardins © Ghazale Bahiraie

À ne pas rater à la galerie Valérie-Eymeric, l’Iranienne Ghazale Bahiraie,artiste engagée dont le travail est marqué par son implication dans le mouvement vert iranien, exilée à Lyon depuis 2016. Elle exprime à travers la broderie la douleur de son exil, son opposition au pouvoir et son soutien aux femmes sacrifiées. Ses toiles sont belles, en apparence seulement ! Avec chacun de ses fils, elle tisse des histoires profondes dont elle se souvient, des vies qui partent en éclats, des explosions de couleurs (le rouge y symbolise le sang des martyrs) qui vont jusqu’au noir sublime et violent ne laissant plus rien entrevoir (jusqu’au 22 mars).

Claude Venard. La colombine, 1991, huile sur toile, 116x146cm © ADAGP, Paris 2024

Enfin, le musée Jean-Couty présente une exposition du peintre Claude Venard, réunissant plus d’une trentaine d’œuvres issues de la collection privée de la veuve de l’artiste (Claude Venard, le post-cubisme du bonheur, jusqu’au 4 mai). En collaboration avec Michel Estades, galeriste lyonnais et commissaire de l’exposition, le musée Jean-Couty propose “ce voyage dans l’univers puissant, lumineux et coloré” du peintre, disparu en 1999, au travers d’œuvres fortes et de thèmes chers à l’artiste.

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut