Le président écologiste de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard a déploré vendredi 17 janvier l'inaction de l'État sur la ZFE. Il lui reproche un manque de communication, et de volonté politique quant à l'application effective de la mesure.
Depuis le 1er janvier 2025, les véhicules classés Crit'Air 3 n'ont plus le droit de circuler et de stationner dans le périmètre de la Zone à faibles émissions (ZFE) de la métropole de Lyon.
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"L'État n'assume pas le contrôle" de la ZFE
Une mesure de santé publique contestée notamment par le député LFI du Rhône, Idir Boumertit qui demande de ne pas installer les panneaux officialisant sa mise en place, ou le maire PS de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael qui indique que sa police municipale aura "d'autres priorités" que d'en contrôler son application.
Interrogé sur le sujet lors d'un rendez-vous avec la presse, le président écologiste de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard a reconnu : "Que les polices municipales des communes et la police nationale n'aient pas comme priorité de verbaliser, c'est une réalité qui est là depuis maintenant trois ans."
L'élu écologiste a indiqué que "la phase de sanction n'a de toute façon pas vraiment commencé", déplorant que "l'État n'assume pas le contrôle" de la ZFE, en repoussant en permanence l'installation des radars. "Et maintenant, ils suppriment l'aide à l'achat d'un véhicule moins polluant", a-t-il fulminé, alors que l'État a suspendu la prime à la conversion et la surprime ZFE et rendu plus restrictifs les critères du bonus écologique.
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"La priorité, c'est la qualité de l'air"
Bruno Bernard a également rappelé les récents chiffres d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes indiquant que la Métropole de Lyon est, en 2024, l'agglomération de la région où la qualité de l'air s'est le plus améliorée. "En dix ans, les émission de dioxyde d'azote, principalement liées aux véhicules, ont été divisées par deux", s'est félicité le président de la Métropole qui a rappelé que pour atteindre les objectifs fixés par la réglementation européenne pour 2030, ces émissions devront être de nouveau divisées par deux, en cinq ans cette fois.
"Je pense que c'est faisable, et naturellement les calendrier de la ZFE seront adaptés pour tenir cet objectifs. La priorité, c'est la qualité de l'air", a-t-il réaffirmé.
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Donc, si je comprends bien Monsieur Bernard, ni l'Etat, ni la police nationale ni la police municipale ne sévissent pour le contrôle de sa ZFE. Parfait résumé de la vision dogmatique d'une certaine " écologie ": décisions prises sans concertation et pénalité financière pour non-respect d'icelles.
C'est l'Etat qui a décidé de mettre en place les ZFE, pas les écologistes dogmatiques donc. Mais l'Etat dogmatique.
Quand je vois que l'évaluation des risques liés aux changements climatiques, augmentent en flèche, je recentre mes priorités. Une voiture, ça ne se respire, ni se boit, ni se mange.
On se demande à quoi sert la métropole hormis chouiner contre Paris ?