Peu de temps après l'annonce des résultats du second tour de l'élection présidentielle, dimanche 24 avril, des débordements ont eu lieu dans le quartier de La Croix-Rousse à Lyon. Deux personnes ont été interpellées et une enquête a été ouverte.
Ce dimanche 24 avril, environ 200 militants de l'ultra gauche se sont rassemblés au niveau de la colline de la Croix-Rousse. Le choix imposé du second tour qui opposait Emmanuel Macron et Marine Le Pen n'était pas du goût des manifestants qui, mécontents des résultats, ont déambulé dans le quartier en partant de la place Colbert (1er). Pour protester, les manifestants ont crié "Lyon Lyon Antifa" et "Ni Macron, ni Le Pen", en plus d'afficher une pancarte "À bas Macron, le Robin des bourges" tout en allumant des fumigènes.
Si l'ambiance était calme au début de la mobilisation, l'atmosphère s'est rapidement tendue dans la soirée après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République. Des feux d'artifice ont été tirés par un petit groupe contre la mairie du 4e arrondissement tandis que la police a jeté des gaz lacrymogènes afin de disperser. Une banque au niveau du boulevard de La Croix-Rousse a été dégradée et des policiers ont parqués certains manifestants. Des véhicules ont également été endommagés durant la déambulation des manifestants.
Deux Lyonnais en garde à vue
Contactée par Lyon Capitale ce lundi 25 avril, la direction départementale de la sécurité publique du Rhône (DDSP) a indiqué que deux Lyonnais ont été interpellés aux alentours de 22h30, rue Terme (1er). Ainsi, un homme de 31 ans et une femme de 23 ans, ont été placés en grade vue pour participation à un attroupement dangereux. Parallèlement, l'un d'entre eux a été arrêté pour infraction à la législation autour des stupéfiants. La DDSP précise qu'une enquête est en cours afin de déterminer la qualification exacte de leur participation à cet évènement.
Il s'agissait plus d'un baroud d'honneur que d'une volonté de s'en prendre au bâtiment et aux agents, même si ces derniers ont eu peur, Rémi Zinck, maire du 4e arrondissement
Au lendemain des débordements, Rémi Zinck, maire du 4e arrondissement, s'est exprimé dans Lyon Capitale : " il faut condamner cette violence à l'égard d'un bâtiment public et d'agents qui étaient à l'intérieur, de bénévoles qui ramenaient pour la plupart les résultats à la Mairie. Je pense qu'il s'agissait plus d'un baroud d'honneur que d'une volonté de s'en prendre au bâtiment et aux agents, même si ces derniers ont eu peur" a-t-il déclaré.
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En cliquant sur l'onglet 1er tour, vous retrouverez les résultats enregistrés dans les 59 communes de la Métropole et 9 neuf arrondissements de Lyon au 1er tour du scrutin, le 10 avril.
"À bas Macron, le Robin des bourges" et à la mairie, le prince Jean, le félon d'Ivanhoé !
Cette manifestation montre que une fois de plus, c'est pas l'extrême gauche qui est un danger pour la démocratie et le respect des lois de la République, pas l'extrême droite (qui n'a pas fait de manifestation violente) contrairement à ce que l'on tente de nous faire croire.
ils veulent manifester utilement?
ben à Moscou contre la guerre ene Ukraine...
ca les tente pas?
ils veulent manifester contre le fascisme
un petit voyage à Moscou les tente?