Premier homme politique à dévoiler sa séropositivité en 2002, Jean-Luc Romero poursuit son combat dans la lutte contre le SIDA, ainsi que celui pour la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté en France. Dans l'Autre Direct, il explique en quoi ses deux combats sont complémentaires à ses yeux.
Si Jean-Luc Romero-Michel précise dans son dernier livre "qu'il ne sait écrire que sur la vie", il milite en parallèle pour le droit à mourir dans la dignité. Cet après-midi à Lyon, c'est entant que président de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) qu'il tient une réunion publique à 14 heure 15 aux salons de l'Hôtel Mercure dans le 3ème arrondissement. Depuis 10 ans, trois lois sur la fin de vie se sont succédé en France. Et la dernière ne seraient pas appliquées selon lui. "L'enquête de l'INED sur laquelle s'appuie les ministères précise qu'il y a 0,8% d'euthanasie en France, ce qui représente 4 500 personnes par an sur une totalité de 570 000 décès. Donc des euthanasies se font alors que c'est interdit. Ce qui est inquiétant dans cette étude, c'est qu'elle précise que seul 0,2% des patients l'ont demandé." Dans l'Autre Direct, le conseiller régional d'Ile de France estime que les dérives liées à l'euthanasie ne se déroulent pas dans les pays qui ont légalisé cette pratique, comme la Belgique, le Luxembourg, ou les Pays-Bas, dans lesquels des règles sont établies, mais en France. "Si vous avez des relations, vous allez pouvoir être aidé et ne pas souffrir, comme ça a pu être le cas de chef d'Etat ou comme c'est le cas pour beaucoup de médecins. Mais pour 99% des français, s'ils n'en peuvent plus de souffrir, ils ont droit à la sédation terminale : on vous endort, on arrête de vous alimenter et vous pouvez mettre trois semaines à mourir. On voit quand même qu'on est dans une espèce d'hypocrisie et d'inégalité totale" estime-t-il.
"Le SIDA peut disparaître, sans vaccin, c'est un espoir fou"
Trente ans plus tôt, Jean-Luc Romero n'imaginait pas passer la trentaine lorsqu'il apprend qu'il est séropositif. Ce vendredi, il échangeait pourtant au centre LBGTI de Lyon sur son dernier livre : "SurVivant : mes 30 ans avec le Sida". Pour lui, il est aujourd'hui possible d'en finir avec le SIDA en France, à condition de volonté politique, de prévention et d'information. "Sur les 150 000 personnes séropositives en France, 30 000 ne savent pas qu'elles le sont. Pourtant, si l'on arrive à dépister toutes les personnes séropositives, un traitement gratuit permet de rendre séro-innofensif et empêche la transmission du virus. C'est comme ça que le SIDA peut disparaître, même sans vaccin, c'est un espoir fou".
Vous avez dit 'culture de mort'... Pour Monsieur ROMERO quand vous voyez quelqu'un sauter d'un pont surtout n'appelez pas les pompiers, si vous voyez quelqu'un se pendre, laissez le faire, chantez 'ce n'est qu'un aurevoir' et tirez lui sur les pieds au cas où il se serait raté! C'est ce que les gens comme lui appelle humanisme et compassion... la novlangue à la mode! Avant les trithérapies les séropositifs étaient promis à une mort atroce...certains pour 'mourir dans la dignité' ont préférés ne pas attendre l'issue fatale et se sont suicidés...d'autres ne l'ont pas fait...et sont toujours là... heureusement tous ne font pas la propagande de la mort.
IL y a des suicides ratés en France, si je comprends bien il faudrait être plus sérieux et légalisé le 'suicide assisté' : résultat garanti à 100%! Avez-vous entendu le témoignage de Claude Saraute (abonnée à ce 'sevice') chez Ruquier? Un jour elle voulait en finir et elle a téléphoné, mais le répondeur lui a dit : 'Nous sommes fermé le dimanche (allez savoir pourquoi?) rappelez demain...et elle est toujours là!https://www.youtube.com/watch?v=jiQYV6ggCb0
Sa proposition : piquer les humains comme on pique les chiens'!