Il n’y a pas de parité dans le monde du travail en Rhône-Alpes. Pas plus qu’en France. Les chiffres de l’Insee dans notre région sont alarmants. Si le taux de femmes actives y est plus important qu’au niveau national, la différence de rémunération entre hommes et femmes est dramatiquement importante. Et l’écart se creuse encore plus dans les postes à responsabilités.
À l’occasion de la journée internationale de la femme, l’Insee publie les chiffres de la parité en Rhône-Alpes. Force est de constater qu’un abyme demeure toujours dans le monde du travail selon que l’on soit un homme ou une femme. Dans notre région comme ailleurs.
la part des femmes dans la population active ne cesse de s’accroitre : 47,5% en 2008. C’est bien mieux qu’en 1982, où seulement 39,2% d’entre elles déclaraient une activité salariée. Pourtant, seulement 69,2% des femmes sont actives, contre 76,9% des hommes. Des chiffres qui, s’ils ne sont pas tout rose, restent malgré tout supérieurs à la moyenne nationale.
Les travailleuses sont également beaucoup plus fortement impactées par le chômage : 10,8% contre 8,6% d’hommes. La situation est encore plus critique en Ardèche et dans la Drôme, où plus de 13% des femmes recherchent un emploi.
80% des femmes dans le tertiaire
Comme dans le reste du pays, la répartition des postes demeure très inégale en Rhône-Alpes. Seul spécificité locale, l’Ardèche. Les femmes y sont plus nombreuses à occuper un emploi salarié : 51,5% contre 48,6% dans le reste de la région.
Mais les secteurs d’exercices sont encore très différents selon le sexe du salarié. A l’échelle de Rhône-Alpes, plus de 8 femmes sur 10 occupent un emploi dans le secteur tertiaire. Si elles sont très peu à travailler dans le domaine de la construction, elles sont en revanche majoritaires dans les secteurs de la banque, des assurances et de l’immobilier.
30% de rémunération en moins
C’est en revanche sur le volet de la rémunération que le bât blesse le plus. En Rhône-Alpes, les femmes perçoivent un salaire inférieur en moyenne de 30% par rapport à un homme. La différence est d’autant plus grande chez les cadres, les professions intermédiaires et les chefs d’entreprises. Les femmes y ont une rémunération inférieure de plus d’un tiers par rapport à leurs homologues masculins. En revanche, pour les employés, l’écart est moindre : environ 10%.
Enfin, paradoxe malheureusement bien connu, les femmes sont moins de 40% à occuper un poste de cadre ou profession intellectuelle supérieure en Rhône-Alpes, alors qu’elles sont pourtant plus nombreuses que les autres à posséder un diplôme de l’enseignement supérieur.
30% de moins que les hommes dans la région, C'EST UN SCANDALE! Il faudra malheureusement une LOI, comme toujours! pour obliger ces messieurs et ces DRH à instaurer une parité de salaire PARFAITE. Dans le cas contraire, les plaintes vont pleuvoir...
Bien de votre avis, VilledesPotes.Mais quand la ministre Najat VB propose justement des lois pour lutter contre ce genre d'iniquités, l'edito consacré à son intervention ici sur Lyon Cap 'NVB s'attaque aux inégalités...' suscite une majorité de commentaires haineux ou méprisants. Faut les lire pour y croire... On n'est pas sortis de l'auberge...
S'il suffisait de faire des lois pour tout résoudre ça se saurait... La parité à tout prix, ça ne marche pas, surtout dans les secteurs concurrentiels où c'est chacun pour soi... Cette baliverne de parité n'est applicable que dans le public car c'est un monde artificiel très loin du monde du travail
On ne parle pas ici de parité, Frddo, mais d'égalité des salaires.