À 82 ans, le photographe lyonnais continue d’arpenter le monde. Il vient de réaliser un reportage sur l’Inde du Sud, publié par les éditions du Mont.
Apprenti dans un studio lyonnais, Robert Putinier commence à pratiquer la photographie à l’âge de 17 ans, puis consacre l’essentiel de sa carrière au service photo de l’université Claude-Bernard. Un poste qui ne le prédestine pas à explorer les quatre coins du monde.
C’est plutôt dans les travées du CNRS, de la faculté de médecine ou de l’Insa qu’il exerce son talent d’observateur. Salles d’opération, fouilles archéologiques, coulisses du tribunal, égouts de Lyon… Pendant quarante ans, Robert Putinier fixe minutieusement sur sa pellicule un univers plutôt confiné.
Il fait toutefois une incursion dans les coulisses de la politique et du cinéma (il photographie notamment Jeanne Moreau et Antoine Pinay), des portraits qui font l’objet de plusieurs expositions. Mais c’est dans les grands espaces que ce voyageur infatigable aime promener son regard.
Une passion tardive
Un premier séjour dans le Sahara donne à Robert Putinier l’opportunité de réaliser un reportage qui suscite l’intérêt d’un éditeur. La publication de Rêves de dunes est le début d’une nouvelle aventure.
Robert Putinier n’a alors de cesse de parcourir le monde. Niger, Rajasthan ou Brésil… L’infatigable voyageur part à la découverte des autres peuples et des plus beaux paysages de la planète. En Namibie, il part accompagné du spécialiste du désert Philippe Frey.
De Madras à Pondichéry
Son dernier ouvrage est le fruit d’un séjour en Inde du Sud qui l’a mené de Madras à Pondichéry, de la région du Tamil Nadu aux rivages de Cochin. De ce voyage au cœur des racines de la culture hindoue, Robert Putinier a tiré une centaine d’instantanés, qui révèlent une émotion et un sens de l’observation toujours intacts.