Ce jeudi matin, le binôme Collomb-Buffet, fraîchement constitué, présentait son programme économique et environnemental. Ils l’axent sur les conséquences d’une crise sanitaire qui se transforme en crise économique et en profitent pour agiter le spectre du péril vert.
Pour savoir qui est le chef de file de l’alliance entre les listes LR et celles de Gérard Collomb, il ne faut pas avoir raté un épisode. Ce jeudi matin, les apparences étaient, en effet, trompeuses. Les deux chefs de file du premier tour étaient assis côte à côte, mais dans le binôme Buffet-Collomb, le leader vocal reste le maire de Lyon. Les anciens ennemis politiques devenus amis pour tenter de contrer la victoire annoncée des écologistes présentaient, ce jeudi matin, leur programme économique et environnemental. Ou plutôt la juxtaposition de leurs propositions de premier tour.
Dans les faits, c’est surtout du programme de Gérard Collomb qu’il aura été question. Il est toujours centré sur le mariage de l’économie et de l’écologie qui n’a pourtant pas su séduire les électeurs au premier tour, le 15 mars dernier. Dans cet entre deux tours hors norme, le duo Collomb-Buffet tente de lui insuffler une force nouvelle en l’adossant à la crise économique que traverse le pays suite à l’épidémie de coronavirus. Gérard Collomb se lance ainsi dans un inventaire des secteurs en difficulté : automobile, tourisme, transport et événementiel. “Si nous ne maintenons pas le développement économique, le territoire va se paupériser. Nous ne le verrons pas le 1er janvier 2021, mais nous commencerons à le sentir dans deux ou trois ans”, poursuit François-Noël Buffet.
À chacun son apocalypse
Cette peur des écologistes qui agite une partie du monde économique, Gérard Collomb la reprend à son compte quitte à caricaturer certaines propositions des écologistes notamment sur le 8 décembre : “ils trouvent qu’il y a trop de mal logé, mais ils ne veulent pas construire de logements (…) Ils veulent arrêter la fête des Lumières, car elle consomme trop d’énergie”. Dans cette étrange campagne de second tour qui commence, le maire de Lyon dénonce des rivaux qui relaient des théories apocalyptiques sur le climat tout en agitant lui-même le chiffon de l’effondrement économique. “Nous voyons ce qu’il se passe à Grenoble. Éric Piolle a fait 46% au premier tour, mais il crée une ville à son image. Les communistes l’ont fait. Ils étaient réélus, mais leurs villes plongeaient et l’histoire se terminait mal”, compare Gérard Collomb.
À chacun son adjectif qualificatif
Sur leur programme environnemental, les deux nouveaux alliés de circonstances poursuivent aussi le cours de leur campagne. Ils veulent accélérer sur la voiture électrique et hydrogène en proposant plus de points de recharge. Les deux élus qui se sont affrontés trois fois pour la présidence de la métropole avant de se rejoindre ont aussi rappelé leurs projets de grands parcs : au sud autour du quartier de la Saulaie pour François-Noël Buffet et à l’est pour Gérard Collomb. Les deux alliés synthétisent leur programme environnemental en opposition à celui de Bruno Bernard, chef de file des écologistes. À chacun son adjectif qualificatif. François-Noël Buffet veut une écologie “positive”. Gérard Collomb la souhaite “heureuse”. Et le maire de Lyon de s’en retourner à son programme-bilan et aux Vélo’V : “ce n’était pas une mesure de père Fouettard. Les autres vont l’arrêter, car ils ne veulent pas de publicité dans la ville. J’invite les utilisateurs de Vélo’V à bien réfléchir avant de mettre leur bulletin dans l’urne. Ça coute cher de s’acheter un vélo”. Et François-Noël Buffet de suivre le mouvement en pointant la fin des Vélib à Paris. Le binôme devrait présenter le projet global né de leur mariage politique en fin de semaine prochaine. “Nos programmes étaient très complémentaires”, pointe François-Noël Buffet. Leur répartition des temps de parole ne l’est pas encore.
Les "anciens modèles" n'ont toujours pas compris qu'une "croissance infinie dans un monde aux ressources limitées" allait forcément dans le mur ! Ils ont repoussé ce mur par toujours plus d'endettement sur le dos des générations futures, pas l'écrasement des villes environnantes en rapatriant les administrations, les hopitaux etc, sur Lyon, mais de toutes manières on va se prendre le mur car on ne peut pas vivre hors sol indéfiniment.
Mais l'important est de construire la suite, par l'autonomie alimentaire, par l'arrêt des transports inutiles d'humains et de marchandises, par l'obligation de construire aux normes passives, chose que ces 2 personnages ont toujours refusé de faire alors qu'ils en avaient le pouvoir !
Vinci Land ne doit plus être, Lyon doit changer de cap, elle ne doit plus être une ville pollueuse et polluée. 🙂
Trop fort ce programme de mobilité de Gérard Collomb : "Ça coute cher de s’acheter un vélo”. et 10 lignes plus haut : "Ils veulent accélérer sur la voiture électrique et hydrogène en proposant plus de points de recharge." Donc les Grands Lyonnais n'ont pas es moyens d'acheter un vélo, mais par contre vont casser la tirelire pour acheter une voiture à hydrogène ou électrique? 300 Euros d'un coté, 32000 pour la Zoé de l'autre... Et si la mobilité en ville ne passait pas que par la voiture?
pas d'extremes
ni les verts ni buffet collomb
une ville équilibrée
Ils vont droit dans le mur, mais ils y vont quand même. C'est lamentable. Je sais bien qu'il faut aller quelque part, mais quelques instants de lucidité auraient éviter cela. Et bien non, c'est le triomphe de l'idiocratie.