La Ville de Lyon a ouvert les portes des travaux de rénovation de la piscine de Vaise, à Lyon, ce jeudi 3 avril. Un chantier que les élus écologistes considèrent emblématique dans leur politique de rénovation des équipements sportifs.
Les blocs de béton visibles, l'eau trouble du bassin et les engins de chantier ne font aucun doute. La piscine de Vaise, dans le 9e arrondissement de Lyon, va prochainement s'offrir une seconde jeunesse. Construite en 1968, "elle avait besoin d'un bon coup de rénovation", sourit la maire d'arrondissement Anne Braibant. Une seconde vie qui aura coûtée 6,9 millions d'euros à la Ville de Lyon et dont les travaux, entamés en juin 2024, prendront fin à l'été 2025.
Cette rénovation permettra donc aux nageurs de retrouver à la rentrée prochaine des bassins rénovés ou de nouveaux plongeoirs spécifiques au plongeon synchronisé. Un chantier "emblématique" qui fait office de véritable figure de proue pour l'exécutif écologiste de la Ville de Lyon qui, dès son arrivée, concédait une "pénurie" d'équipements sportifs.

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Une enveloppe de 110 millions d'euros était alors allouée à l'amélioration des conditions de pratique sportive des Lyonnais. Cinq ans plus tard, 93 millions d'euros de cette enveloppe ont d'ores et déjà été engagés pour un total de 313 chantiers, dont 54 toujours en cours. "Ce sont des montants historiques, qui n’avaient jamais été aussi élevés à Lyon", assurait à Lyon Capitale, en février dernier, Julie Nublat-Faure, adjointe à la Ville de Lyon chargée de la politique sportive.
"On sait que l'on a encore des besoins, notamment en gymnases"
Grégory Doucet, maire de Lyon
Si lors de ces phases de travaux, les clubs et structures bénéficiaires des équipements sont accompagnés par la Ville pour être relocalisés, elles n'en restent pas moins des périodes à flux tendu. Où se reportent sur les équipements voisins des structures habituellement rattachées à celles en rénovation. "Ils ont besoin d'équipements de qualité, donc ils ont tout à fait conscience de la nécessité d'investir. Souvent, ce sont eux qui nous demandent de remettre en état les équipements sportifs", explique le maire de Lyon, Grégory Doucet.
Des opérations de rénovation ont ainsi été menées, pour ne citer qu'elles, à la piscine Garibaldi (Lyon 3e), la patinoire Charlemagne (Lyon 2e), le plateau sportif du Chariot d'Or (Lyon 4e), etc. Faute de foncier notamment, mais aussi pour des raisons écologiques, la Ville de Lyon a jusqu'alors privilégié les réhabilitations aux constructions. La donne pourrait-elle changer à l'avenir, en cas de seconde mandature des Verts à la mairie de Lyon ? Pas totalement.
"On sait que l'on a encore des besoins, notamment en gymnases. On sait d'ores et déjà que va voir le jour un gymnase à la Confluence, parce que ça fait défaut dans le quartier", rappelle Grégory Doucet, citant également le projet de complexe sportif Kennedy (Lyon 8e) avec la construction de la première piscine lyonnaise depuis 50 ans. "Sur le quartier des Girondins, à proximité du collège Gisèle Halimi (Lyon 7e), on va avoir besoin d'établir un nouveau gymnase. Et puis, surtout, on a de gros efforts à faire sur la modernisation de certains équipements", poursuit-il.
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Rendre ces équipements moins énergivores

Une continuité donc, notamment sur l'aspect écologique de ces rénovations. "La piscine de Vaise est l'un des sites les plus emblématiques des travaux réalisés", assure Sylvain Godinot, adjoint délégué à la transition écologique et au patrimoine. La rénovation thermique de l'enveloppe du bâtiment, avec la création d'un nouveau sas d'entrée, par exemple, viendra compléter les aménagements rendus à l'été 2020 sur le chauffage, la climatisation et la ventilation.
"Les équipements sportifs sont aussi notre deuxième budget en termes de fluides, après nos écoles qui représentent environ 9 millions d'euros de facture d'eau et d'énergie par an. Les sports, c'est 6 millions d'euros, donc l'un des équipements les plus énergivores de la ville", pointe Sylvain Godinot. Ces futures économies permettront-elles d'investir plus massivement en faveur des 500 clubs sportifs lyonnais ? Nul doute que leurs dirigeants y seront attentifs.
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