Des cintres peints en rouge pour symboliser les IVG clandestines lors de la manifestation pour le droit à l’IVG samedi 2 juillet à Lyon. Photo: Nadège D.

Lyon : une mobilisation pour protester contre la marche "pour la vie" organisée dimanche 

Le collectif Droits des femmes 69 organise une mobilisation dimanche 6 avril sur la place Guichard (3e arr.) dès 15 heures pour dénoncer la marche "pour la vie" qui se tiendra également ce jour. 

"Cette marche a des relents de mort car elle réclame la fin du droit à l’avortement", dénonce le collectif Droits des femmes 69. Quelques semaines après la tenue d’une conférence anti-IVG à Lyon, une marche "pour la vie" se tiendra dimanche 6 avril. Dans un communiqué publié vendredi 4 avril, le collectif Droits des femmes 69 ainsi que des associations, syndicats et partis politiques organisent une mobilisation sur la place Guichard (3e arr.) dès 15 heures pour protester contre l’événement. 

Lire aussi : Conférence anti-IVG à Lyon : le planning familial du Rhône alerte sur un "mouvement anti-choix"

"Il faut un accès aux soins de qualité libre et gratuit"

"Nous souhaitons affirmer et rappeler que les femmes et les minorités de genre disposent librement de leurs corps et selon leurs choix ! Cette liberté garantie a été inscrite dans notre Constitution. Mais cela ne suffit pas ! Tant reste à faire en France et en dehors de nos frontières pour un accès sûr et gratuit à l’avortement partout pour tous !", assurent-ils. Par ce communiqué, les différents organisateurs rappellent que pour garantir le droit à l’IVG, "il faut, partout dans le monde, et pour toutes les personnes un accès aux soins de qualité libre et gratuit. (…) Nous voulons pour tous un accès à un personnel soignant formé, bienveillant, qui respecte le consentement et la diversité des corps et des situations."

Ils ajoutent : "Nous voulons pour tous un accès à des structures hospitalières et médicales de proximité, où l’on peut bénéficier de soins de manière inconditionnelle, anonyme si on le souhaite, avec de l’écoute et du respect. Encore en France, certaines personnes enceintes doivent avoir trois ou quatre rendez-vous avant de pouvoir être prises en charge !" Manque de moyens, d’informations et d’accès à la contraception "libre et gratuite", collectifs, associations ou syndicats exigent "un réel portage politique de la loi de 2022."

Lire aussi : La Métropole de Lyon élargit l'accès à l'IVG médicamenteuse

"Où est l’extrême droite quand il s’agit de lutter contre les violences intrafamiliales ?"

Ils dénoncent par ailleurs le silence de l’extrême droite. "Nous voulons pour tous une éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle de qualité, qui permet la libre disposition de nos corps, l’éducation au consentement, la lutte contre le sexisme, contre les LGBTQIA+phobies. Cette éducation est, trop souvent encore, le seul levier pour révéler les dramatiques situations d’inceste. On rappelle que l’inceste concerne 10 % de la population : où est l’extrême droite quand il s’agit de lutter contre les violences intrafamiliales ?", écrivent-ils encore. 

Et de conclure : "La liberté d’avorter est enfin inscrite dans la Constitution ! Mais pour que cet acte symbolique ne demeure pas vain, il doit être accompagné de véritables moyens pour la formation des personnels de santé, pour l’accompagnement des personnes en demande d’IVG, pour favoriser l’accès à l’information à l’IVG et un personnel soignant payé et valorisé à la hauteur de son importance." 

Lire aussi : Constitutionnalisation de l'IVG : "un droit n'est jamais acquis"

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut