Université Lyon 2
L’Université Lyon 2 (Photo Hadrien Jame)

Une plainte déposée après l’intimidation d’un professeur à l’université Lyon 2 

Dix individus ont interrompu le cours d’un professeur de l’Université Lumière Lyon 2 le 1er avril car ce dernier avait soutenu l’interdiction d’une soirée de rupture de jeûne. Une plainte a été déposée par l’établissement. 

"L’Université Lumière Lyon 2 dénonce avec la plus grande vigueur ces agissements absolument intolérables", assure l’établissement. Le 1er avril dernier, une dizaine d’individus a fait irruption durant le cours d’un professeur de l’université, obligeant ce dernier à quitter l'amphithéâtre. Des slogans tels que "Racistes, sionistes, c’est vous les terroristes !" ont été scandés car l’enseignant aurait soutenu la décision de l'université d'interdire une soirée de rupture de jeûne lors du ramadan.

Dans un communiqué publié vendredi 4 avril, l’université Lumière Lyon 2 dénonce les agissements des individus masqués et affirme qu’une plainte a été déposée. "La présidence de l’établissement réaffirme avec force son attachement au respect de la liberté académique. (…) Un signalement a été fait au procureur de la République qui a aussitôt ouvert une enquête." Toujours dans son communiqué, l’université assure être en contact avec l’enseignant depuis l’incident. Une "protection fonctionnelle" a été accordée à l’enseignant "et un suivi par la chargée de prévention lui a également été proposé", poursuit l’établissement. 

Et de conclure : "L'université a par ailleurs pris toutes les mesures de prévention nécessaires pour que ce collègue puisse poursuivre ses enseignements."

Lire aussi : À Lyon 2, un enseignant intimidé par des individus masqués après s'être opposé à une soirée de rupture du jeûne du ramadan

"Rien ne justifie que des individus menacent un professeur"

La ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne a également réagi sur son compte X (ex-Twitter), dénonçant un acte "inacceptable." Elle ajoute : "Rien ne justifie que des individus menacent un professeur et l’obligent à interrompre son cours. L’université lui a immédiatement accordé la protection fonctionnelle. Cette situation montre que l’université a eu raison d’interdire une activité à caractère cultuel pour risque de troubles à l’ordre public."

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