Pierre Oliver
Pierre Oliver

Municipales à Lyon : "Je me prépare depuis cinq ans", assure Pierre Oliver (LR)

Pierre Oliver, maire Les Républicains du 2e arrondissement de Lyon et désormais candidat aux élections municipales, est l'invité de 6 minutes chrono / Lyon Capitale.

L'annonce n'a surpris personne : Pierre Oliver est officiellement candidat à la mairie de Lyon depuis une semaine. "Nous voulons évidemment porter un projet qui nous permettra de tourner la page de cette mauvaise expérience écologiste qui mène la ville dans le mur", assure-t-il.

Sur le plateau de 6 minutes chrono, Pierre Oliver évoque aussi la candidature possible de Jean-Michel Aulas qui pourrait contrarier ses ambitions personnelles : "c'est plutôt une bonne chose de voir Jean-Michel Aulas rentrer dans la campagne, parce que moi j'échange assez régulièrement avec lui. On va lui faire évidemment aussi des propositions de programme parce que je pense que c'est sur ce sujet là qu'on doit ou pas se mettre d'accord à ce stade moi j'ai pas encore entendu de proposition. En tout cas, moi, je le vois vraiment d'un bon œil parce que je sais que si on arrive à faire une union large des oppositions nous arriverons à battre les écologistes. Moi à ce stade, j'avoue que les discussions que j'ai avec lui vont plutôt dans le bon sens".

Il règle aussi ses comptes avec Gilles Gascon, président du groupe LR à Métropole de Lyon, qui fait de Jean-Michel Aulas le candidat naturel de la droite à Lyon : "je ne comprends pas forcément le choix de Gilles Gascon de vouloir d'office se ranger derrière les soutiens de François Bayrou et d'Emmanuel Macron, lui qui s'est battu avec force pour essayer d'être le président du groupe LR à la métropole qui soutient aujourd'hui Bruno Retailleau. J'ai du mal à comprendre ce positionnement qui consiste à dire on va aller directement avec ceux dont la politique nous mène dans le mur au niveau national alors qu'ils jouent sur les deux tableaux. Donc je pense que ça c'est pas forcément une chose qui est très claire et très lisible en tout cas pour les soutiens des républicains. Après je vais avoir l'occasion d'en parler directement avec lui, lui dire ce que j'en pense mais une chose est certaine c'est que déjà peut-être lui clarifier la position qui est la sienne sur la métropole parce que quand on l'entend il nous explique qu'il pourrait être candidat alors que c'est Véronique Sarselli qui a gagné la primaire".


La retranscription intégrale de l'entretien avec Pierre Oliver

Bonjour à tous et bienvenue, vous regardez 6 minutes chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction Lyon Capitale et aujourd'hui nous sommes avec Pierre Oliver. Vous êtes maire les Républicains du 2ème et désormais candidat aux élections municipales. Une candidature que vous avez annoncée la semaine dernière mais finalement on a envie de dire qu'il remonte à bien plus loin. Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt, pourquoi avoir attendu ce moment-là alors qu'on sait depuis 2-3 ans que vous ne pensez qu'à cette échéance de 2026, pourquoi avoir autant attendu ?

Vous avez raison, ça fait maintenant 5 ans qu'on prépare cette candidature puisque suite à la dernière élection municipale avec l'ensemble de mon équipe on a décidé de se mettre au travail en vue des élections de 2026 puisque déjà à l'époque nous étions convaincus que la politique des verts nous mènerait dans le mur, d'ailleurs on a pu le constater assez largement pendant ces 5 années et on s'était fixé comme calendrier de s'annoncer un an avant l'échéance de 2026. C'est ce que nous avons fait la semaine dernière et nous voulons évidemment porter un projet qui nous permettra de tourner la page de cette mauvaise expérience écologiste qui mène la ville dans le mur et pour cela on peut s'appuyer sur une belle équipe qui est composée d'une trentaine d'élus d'opposition qui à la fois expérimentés puisque vous avez des anciens adjoints de Gérard Collomb comme Richard Brumm ou Anne-Sophie Condemine. C'est avec ces personnalités là que demain nous allons engager ce changement.

On va mettre les pieds dans le plat tout de suite et parler de cet éléphant au milieu de la pièce dans cette pré-campagne des municipales qui s'appelle Jean-Michel Aulas. Est-ce que son entrée dans la scène, dans le paysage politique lyonnais a changé votre calendrier ? Est-ce qu'on est obligé de vous croire quand vous dites que vous avez tout respecté à la lettre ou est-ce que vous êtes dit bon il est en train d'occuper le terrain on ne parle plus que de lui il devient le personnage central il faut que je me lance ?

Non vous avez raison en fait pour être tout à fait transparent on a décalé d'une semaine l'annonce on voulait le faire le 15 mars on a décalé d'une semaine pour voir un petit peu comment aller atterrir cette volonté de candidature de Jean-Michel Aulas. Bon à ce stade on voit surtout que ce sont les soutiens de François Bayrou et d'Emmanuel Macron qui se sont positionnés significativement pour lui. A titre personnel, je trouve que c'est plutôt une bonne chose de voir Jean-Michel Aulas rentrer dans la campagne parce que moi j'échange assez régulièrement avec lui on va lui faire évidemment aussi des propositions de programme parce que je pense que c'est sur ce sujet là qu'on doit ou pas se mettre d'accord à ce stade moi j'ai pas encore entendu de proposition. En tout cas moi je le vois vraiment d'un bon œil parce que je sais que si on arrive à faire une union large des oppositions nous arriverons à battre les écologistes et donc moi à ce stade j'avoue que les discussions que j'ai avec lui vont plutôt dans le bon sens après on va voir ce que vont donner les prochaines semaines et les prochains mois.

Vous dites que c'est aujourd'hui François Bayrou et Emmanuel Macron en tout cas ce camp-là politique qui leur soutien qui appelle à une candidature de Jean-Michel Aulas pas que. Gilles Gascon était à votre place il y a quelques jours et il disait si Jean-Michel Aulas est candidat il faudra que tout le monde se range Pierre Oliver notamment. Est-ce que vous êtes aussi dans cette optique là ? Est-ce que vous partagez son analyse que Jean-Michel Aulas est la personne qui a le plus de notoriété et que s'il décide d'y aller il faudra que vous vous rangiez derrière ?

J'ai vu l'interview de Gilles Gascon le maire de Saint-Priest qui expliquait sur les différents plateaux que j'étais trop jeune alors je sais pas quel est le problème s'il y a un problème d'âge ou une question d'âge sur cette élection. En tout cas moi une chose est certaine c'est que je ne comprends pas forcément le choix de Gilles Gascon de vouloir d'office se ranger derrière les soutiens de François Bayrou et d'Emmanuel Macron lui qui s'est battu avec force pour essayer d'être le président du groupe LR à la métropole qui soutient aujourd'hui Bruno Retailleau. J'ai du mal à comprendre ce positionnement qui consiste à dire on va aller directement avec ceux dont la politique nous mène dans le mur au niveau national alors qu'ils jouent sur les deux tableaux donc je pense que ça c'est pas forcément une chose qui est très claire et très lisible en tout cas pour les soutiens des républicains. Après je vais avoir l'occasion d'en parler directement avec lui, lui dire ce que j'en pense mais une chose est certaine c'est que déjà peut-être lui clarifier la position qui est la sienne sur la métropole parce que quand on l'entend il nous explique qu'il pourrait être candidat alors que c'est Véronique Sarselli qui a gagné la primaire donc voilà j'en parlerai directement avec lui.

Vous avez expliqué lors de l'annonce de votre candidature et justement en référence à cette possible entrée en liste de Jean-Michel Aulas que vous étiez, que à ce stade vous irez jusqu'au bout. C'est assez antinomique comme formule, à ce stade j'irai jusqu'au bout, j'irai jusqu'au bout mais peut-être pas. Le à ce stade c'est Jean-Michel Aulas, c'est ça l'inconnu qui pourrait faire dans l'équation qui pourrait faire que vous n'y alliez pas ?

Non mais on ira jusqu'au bout, c'est pas le sujet mais on ira jusqu'au bout, la question est de savoir qui demain sera le mieux placé pour y arriver. Moi je suis convaincu que nous avons la capacité de pouvoir rassembler largement, de faire le meilleur programme avec la meilleure équipe.

Vous pensez être plus en capacité demain d'incarner que Jean-Michel Aulas ?

Non mais à ce stade la campagne n'a pas commencé, tout le monde a bien réagi sur le sondage par exemple qui est sorti mais encore une fois il faut bien aussi être en mesure de comprendre que nous n'avons pas démarré la campagne, nous n'avons pas fait les propositions et je pense qu'une campagne municipale c'est avant tout cela une incarnation, un programme, une équipe et nous c'est ce sur quoi nous travaillons depuis cinq ans et d'ailleurs je note que pendant cinq ans on a été bien seul, je le rappelle parce que quand il s'agissait de s'opposer à la politique des écologistes on n'a pas eu beaucoup de soutien ni de la part des autres oppositions, ni de la part du monde institutionnel et politique lyonnais. Aujourd'hui quand on voit que la politique des Verts est largement rejetée parce que l'opposition a bien fait son travail, je note que tout le monde souhaite se lancer dans la bataille mais vous savez ça s'improvise pas. Moi ça fait cinq ans que je me prépare, que je travaille à cela avec une équipe et en tout cas nous nous serons prêts et d'ailleurs nous n'aurons pas une équipe d'amateurs comme nous avons eu pendant cinq ans avec les verts.

Si je comprends bien, vous pensez que vous une fois qu'on sera dans un débat finalement programme contre programme, la bulle spéculative au lasse peut retomber et que ça peut être à votre profit ?

De toute façon c'est difficile de se projeter aujourd'hui, la réponse elle est totalement spéculative. En tout cas une chose est certaine c'est que nous nous croyons aux idées que nous défendons depuis cinq ans et là nous partons à la rencontre de l'ensemble des lyonnais pour leur présenter notre programme. Pendant cinq ans on a été les voir pour leur expliquer pourquoi la politique des verts nous menait dans le mur. on entame la deuxième phase, nos propositions, notre programme et comment on va faire pour redresser cette ville sur les questions de sécurité, de finances publiques, d'attractivité économique, de défense des classes moyennes. Voilà un petit peu ce en quoi nous croyons pour refaire de Lyon la ville qu'elle a toujours été.

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